Théo et Raphaël sont deux frères que nous avons pu découvrir l’an dernier au festival Paroles et Musiques. c’est avec plaisir que nous les retrouvons le 16 mars au Fil. Ce binôme atypique a créé un univers musical et visuel fascinant. De la pop, des sonorités électro, des sons qui évoluent vers l’ambient, voire trip hop, et des textes forts qui se fondent avec la musique. Actuellement au Fil pour préparer leur concert, Nous leur avons posé quelques questions qui vous feront découvrir ces artistes inclassables.
Un mot sur la genèse de votre groupe, dont le nom sonne comme une volonté d’ancrage à vos racines ?
Terrenoire est notre enfance, tout simplement. Cela représente notre famille, nos terrains de jeux, la création de notre imaginaire. C’est un quartier avec beaucoup de « couches » : Le début du massif du Pilat, des lotissements, des barres d’immeubles, et l’autoroute qui enjambe le centre. Ce nom est aussi un garde-fou, en quelque sorte. Elle nous oblige à ne jamais oublier d’où on vient, et de garder toujours en nous les enfants que nous avons été.
Black Paradiso est une fiction en construction qui intrigue ?
Notre groupe est basé sur un récit : nous partons de Terrenoire pour rejoindre le Black Paradiso, une sorte d’Eldorado lointain et inconnu. Cela nous permet de mettre en parallèle le quotidien de nos vies d’artistes. C’est comme un code moral que l’on a inséré dans notre projet.
Vous êtes auteurs, compositeurs, interprètes et réalisateurs de vos clips. vous paraissez engagés et sensibles au monde agité dans lequel nous sommes. Pensez-vous qu’un artiste doit s’engager, choisir une cause ?
Il est nécessaire, dans le monde en crise dans lequel nous nous apprêtons à entrer, de ne plus s’exclure des problématiques sociétales, écologiques, humanitaires, de notre époque. Nous nous devons de donner du possible aux personnes qui nous écoutent et de les sensibiliser, sans être moralisateur. Mais il faut toujours expliquer que la nuance est extrêmement importante, dans ce monde où la pensée devient de plus en plus manichéenne et simpliste.
Depuis Paroles et musiques 2018, vous avez travaillé sur de nouvelles compositions et collaboré avec de nombreux artistes. Où en êtes-vous aujourd’hui ?
Nous préparons notre prochain album, qui sortira très sûrement début 2020. Nous ouvrons notre processus de création en travaillant avec des artistes avec qui nous avons eu la chance de travailler ces derniers mois pour la création de morceaux pour d’autres.
Un dernier mot ?
Nous sommes en train de réfléchir à un festival qui aurait très certainement lieu au château de la Perrotière vers le Printemps 2020. Nous serions heureux d’y inviter toute la nouvelle garde musicale stéphanoise (Zed Yun Pavarotti, Fils Cara, La Belle Vie, Felower…) et de les mélanger aux grands noms, (pourquoi pas Bernard Lavilliers !)
infos pratiques :
terrenoire + grand blanc + malik djoudi
le fil – fair le tour – samedi 16 mars – 20h30




