Dans la série « un auteur, des artistes, une ville, des lieux », c’est donc au tour de Kateb Yacine, après Richard Brautigan et Rosa Luxemburg, d’animer cette première quinzaine de rentrée culturelle stéphanoise. Qui est Kated Yacine ? Un poète, certainement, un combattant, évidemment ,mais surtout un homme libre et talentueux avant tout. Indépendantiste algérien de la première heure, profondément laïc et humaniste, Kateb Yacine a été la cible de tous les pouvoirs, français, algériens et religieux, tour à tour.  Chez lui, tout est métaphore, chant, soliloque. Son verbe est une musique irradiante nourrie d’une force souterraine. Ses romans, ses poèmes, ses pièces de théâtre, l’ensemble de son œuvre écrite en français et dans les langues populaires algériennes est libre et tranchante. Le combat de Kateb Yacine est la résistance à l’aliénation, à toutes les formes de domination et au silence.

Ainsi du 11 au 25 septembre, le collectif propose une rencontre entre la création et l’engagement, une expérience de poésie politique. Une errance lucide au beau milieu des protestations de Kateb Yacine, contre les pouvoirs autocratiques et théocratiques. Expositions, ateliers, lectures, projections, débats, scènes publiques, concerts seront proposés dans le respect de l’esprit de l’auteur. Un éclairage accessible mais ambitieux, fragile et puissant pour que le souffle de l’engagement de Kateb Yacine soit toujours présent. Le temps d’une quinzaine, comme pour se rapprocher de l’intégralité de la pensée de l’auteur ou ne pas la réduire à une interprétation.