Du 23 au 25 avril, Saint-Étienne accueillera la 5ème édition du festival Nouveaux Rêves, un événement cinématographique non compétitif qui célèbre la création, le talent et le partage. Au programme : trois soirées au Méliès Saint-François, avec une sélection de treize courts-métrages chacun ouvrant sur un univers unique, deux invité·es exceptionnel·les et des tables rondes. Guillaume Collet et Lucie Pagès reviennent sur ce festival.
Pouvez-vous nous rappeler en quelques mots l’origine et la singularité de ce festival ?
L’identité de Nouveaux Rêves est venue de notre propre expérience de scénariste et réalisatrice invités en festival. On vise avant tout la découverte d’univers singuliers, l’absence de prix permet d’apprécier l’originalité de chaque démarche sans vouloir les hiérarchiser. D’ailleurs nous mélangeons les genres dans nos programmes sans les différencier, fiction, documentaire, animation, expérimental. Enfin on tend à créer un moment d’échanges et de rencontres. Nous œuvrons pour qu’un maximum de films viennent accompagnés, soit par son créateur, soit par un membre de l’équipe, cela permet un échange avec le public qui nous est cher.
Un mot également sur l’association « Les chiens fantômes » qui porte le festival ?
L’association a pour principal but l’organisation du festival. Durant deux ans, nous organisions des projections thématiques au cours de l’année, mais on a été rattrapé par un principe de réalité. Le travail que nous faisons est bénévole, et s’il est très enthousiasmant, il faut faire des choix avec nos vies professionnelles à mener à côté. Le festival existe grâce à plusieurs subventions publiques mais aussi à des mécènes privés. Avis aux intéressés nous sommes preneurs de toute aide.
Quels sont les critères pour être dans les films retenus ?
Cette année l’appel à films concernait des œuvres de 10 minutes à 35 minutes. Ensuite avec le comité, composé en majorité d’anciens réalisateurs et réalisatrices sélectionnés, nous sommes attentifs à une sélection faite de coups de cœur plutôt que de consensus, on vise des projections à fort contraste plutôt que trop unifiées. Nous mélangeons des films produits classiquement avec des œuvres auto-produites. Enfin, nous portons une attention particulière aux films n’ayant pas forcément eu une grande visibilité dans d’autres festivals. L’idée de montrer des pépites passées sous les radars nous est chère !
Qu’allons-nous découvrir cette année ?
En plus des trois projections, nous sommes heureux d’inviter deux scripts pour une table ronde. Chaque édition nous tenons à faire découvrir un métier technique du cinéma. Pour la première fois cette année nous nous associons à l’université Jean Monet, pour inviter l’artiste Valérie Mréjen, vidéaste, plasticienne et écrivain. Enfin nous avons l’honneur de recevoir le réalisateur et producteur Yann Gonzalez pour un moment d’échange sur son parcours. Valérie Mréjen et Yann Gonzalez auront tous les deux une heure de projection avec les films de leur choix. Nous sommes très heureux de ces deux cartes blanches permettant de voir encore plus de films.
Un mot pour conclure ?
Peut-être parler de deux films parmi les 13 sélectionnés : À vol d’oiseau, un documentaire produit par La société des Apaches, une maison de production installée à Saint-Étienne. On y suit, magnifiquement illustré par de l’animation, le récit d’un émigré qui a quitté son pays natal à treize ans et mis de longues années avant d’arriver en France. Les Shoshos, un film de sortie d’étude de la Cinéfabrique à Lyon. On y suit deux amies qui rêvent d’ouvrir leur salon de beauté. C’est un film solaire qui ouvre le festival !




