Né à la fin des années cinquante à Barcelone, Nilda Fernandez débarque en France au milieu des années 60, sa famille s’installe dans la banlieue de l’est lyonnais. Son père est sculpteur et c’est lui qui le pousse à suivre des cours de solfège et de piano. Le jeune débute par le Flamenco et très vite, il décide de vivre de sa passion, la musique. Après plusieurs années de galère, Nilda Fernandez parvient à enregistrer un premier 45 tours chez Dreyfus en 1987 intitulé « Madrid Madrid ». Le public découvre une voix très haut perchée, fragile. Le succès est au rendez-vous. Il lui faudra attendre quatre années supplémentaires pour qu’il enregistre son premier album éponyme. Il y chante « Nos fiançailles » devenu entre-temps un véritable tube qui passe sur toutes les radios, « l’Invitation à Venise » ainsi qu’un titre quasi nostalgique « Entre Lyon et Barcelone ». Sa voix si particulière sert avec justesse et raffinement des textes mélancoliques. Le public ne s’y trompe pas. Quelques 300 000 exemplaires de cet album seront écoulés.

Suivent quelques années de folie douce durant lesquelles le musicien mais surtout l’artiste découvre également la face cachée du show-business. Ce monde, attiré par le strass et le faux-semblant, la notoriété et l’argent n’est pas fait pour lui, l’hyper sensible. Nomade dans l’âme, Nilda Fernandez décide alors d’entreprendre une tournée assez particulière avec des amis musiciens en roulotte traînée par des chevaux et se produit dans des villages et des petites villes… Suivront une carrière en Russie, quelques années d’absence et un retour, tout en douceur, tout en humilité. En janvier 2010 Nilda Fernadez présente un album intitulé « Nilda Fernandez » enregistré à Gênes en Italie. Cet opus rassemble des chansons écrites au fur et à mesure de ses rencontres, de ses voyages et de ses expériences. Après un long travail de production, Nilda Fernandez fait paraître un nouveau recueil de chansons début 2014, les 13 titres de « ¡ Basta ya ! » affichent des sonorités plus pop-rock qu’à son habitude. Un retour réjouissant !

Salle Jean Dasté – Rive de Gier – Samedi 23 janvier à 20 h 30