Il y a des trajectoires qui paraissent presque évidentes. Née du fruit de l’amour entre une Anglaise et un Égyptien installés à Bruxelles, Natacha Atlas grandit à Schaerbeek, autre banlieue (que Molenbeek, tristement célèbre depuis novembre dernier) où se trouvent de nombreux Marocains. Mais après le divorce de ses parents, Natacha passe son adolescence en Grande-Bretagne auprès de sa mère. C’est à la suite d’un long voyage en Grèce et en Turquie que la jeune femme commence alors une carrière de danseuse dans les cabarets orientaux de Bruxelles. Elle chante également dans un groupe de salsa nommé Mandanga. C’est à Londres qu’elle rencontre à la fin des années 1980 toute une équipe d’artistes issus de la new wave et des aventuriers des musiques électroniques. Sa voie artistique est dès lors toute tracée.
Quelques années plus tard, Natacha Atlas rejoint le groupe Invaders of the Heart de Jah Wobble (ex-PIL), au sein duquel elle co-écrit des titres et chante en espagnol. Presque naturellement, Natacha devient alors la figure de proue de la bande londonienne qui se fait appeler Transglobal Underground, qui mélange house et influences extra-européennes. En 1995 sort son premier album publié sous le nom de Natacha Atlas intitulé « Diaspora ». Son second album, « Halim », est un hommage à la grande vedette de la chanson égyptienne Abdel Halim Hafez. Ces deux productions la propulseront au premier rang des talents novateurs d’alors, où figure déjà Björk. Depuis, la chanteuse explore toutes les possibilités de son style, à cheval entre l’électro et la chanson arabe de type Chââbi, séduisant autant les publics occidentaux qu’orientaux.
Le Fil – Saint-Étienne – Jazz à Montbrison
jeudi 31 mars à 20 h 30




