Le Festival « L’Estival de la Bâtie » fête ses cinq ans ! Ce rendez-vous organisé tous les mois de juillet par le Département de la Loire proposera pas moins d’une cinquantaine de spectacles avec l’ambition de faire découvrir de nouvelles disciplines phares, tout en restant fidèle à sa formule pluridisciplinaire de classiques revisités. Rencontre avec stefano arnaldi, directeur de la culture du département de la loire assisté de véronique cheverot, vice présidente au tourisme et à la culture :
Pouvez-vous nous donner quelques chiffres « clés » du festival ?
Effectivement, les chiffres parlent plus que de longs discours. En voici une sélection. L’édition 2015 de l’Estival, ce sera : 10 escapades, 50 spectacles, 300 artistes programmés, 21 jours de festivités et 13 000 spectateurs attendus.
L’Estival est né de la réunion des Nuits de la Bâtie et de l’Été musical. Une synthèse souhaitée et indispensable ?
En 2011, le Département a souhaité rationaliser, essentiellement pour des raisons budgétaires, les deux événements qu’il organisait. Cette fusion a permis de redéfinir clairement le projet festif et culturel. De plus, il est plus cohérent et efficace de communiquer sur un seul événement qui symbolise l’action culturelle départementale et son positionnement. Un seul festival, c’est aussi une concentration d’énergie.
Depuis son lancement, il y a cinq ans, le festival enregistre une fréquentation en hausse régulière. Est-ce un gage de réussite ?
Indéniablement puisque ce festival se veut familial et ouvert au grand public. Les spectacles proviennent de disciplines variées et rassemblent des spectateurs d’horizons différents. Toucher des publics variés est un de nos principaux objectifs. Si nous proposons des spectacles « tout public », notre offre comprend aussi des spectacles plus pointus notamment en musique classique. Savoir que chaque spectacle enregistre un taux moyen de remplissage de 90 % est effectivement une réussite.
Quels seront les temps forts de cette nouvelle édition ?
Ce sera la création portée par le Théâtre de l’Incendie de Laurent Fréchuret, « En attendant Godot ». Cette pièce sera jouée pour la première fois à la Bâtie avant une grande tournée nationale, notamment en Avignon. Nous lançons aussi les « spectacles en herbe », une toute nouvelle formule de spectacles « tout public » qui investira les jardins du château de la Bâtie d’Urfé, chaque week-end du festival à partir du 9 juillet. Avec un tarif unique, nos spectateurs pourront accéder à un ensemble de propositions artistiques de haut niveau dans le cadre bucolique des jardins. Citons également la venue de têtes d’affiches comme la mezzo soprano Karine Deshayes, Charlélie Couture, Elodie Frégé, l’OSSEL…
Quels sont les axes de cette programmation 2015 ?
Nous souhaitons avant tout proposer un festival d’été pensé pour tous qui allie découverte, qualité et proximité. Pour la proximité, citons le concert de Karine Deshayes dans une église de Feurs, les spectacles de la Compagnie Yoann Bourgeois et du collectif AOC dans les jardins du château de la Bâtie d’Urfé, la découverte du hip-hop de niveau international avec la compagnie Käfig de Mourad Merzouki sur la prestigieuse scène de la Bâtie… Les artistes ligériens ne sont pas délaissés avec l’OSSEL, la Maîtrise de la Loire, la mise en scène d’ « En attendant Godot » de Laurent Fréchuret, Pol Compagnie, l’ensemble Contraste et tant d’autres talents qui participent au succès de ce festival exigeant et festif.
Quelle est d’après vous la singularité de ce festival ?
Sa pluridisciplinarité et son accès tout public. Enfants et adultes peuvent venir écouter et voir presque tous les spectacles ensemble. Le Département, à travers l’Estival, marque son attachement à la culture et au patrimoine.
Une manière de rendre ce patrimoine encore plus accessible aux Ligériens ?
On peut le dire. On peut découvrir la Bâtie d’Urfé en allant aux spectacles. D’ailleurs, des visites guidées spécifiques et inédites sont proposées spécialement durant le festival. Sans compter la découverte d’autres lieux de concert comme Noirétable où nous nous rendons cette année.
L’Estival joue pleinement la carte de la pluridisciplinarité. N’est-ce pas une difficulté supplémentaire ?
Cela exige une ouverture à tous les arts et impose de rendre accessible au plus grand nombre des propositions variées et parfois pointues… Cette pluridisciplinarité vise un large public, qu’il soit connaisseur ou familial. C’est un beau défi à relever.




