un projet de maison d’édition est forcément audacieux. Il faut de la passion et un certain pragmatisme. Une bonne dose de courage aussi. et chez le joyeux pendu, il y en a. voici donc quelques réponses à quelques questions pour éclairer vos lanternes sur cette maison d’édition qui souhaite publier les artistes de tout poil. Souhaitons leur tout le succès qu’ils méritent.
Alors que la crise dans le monde de l’édition bat son plein, vous vous lancez dans un pari audacieux ?
Et bien on va dire que la vie peut être plus courte que les différentes crises en tout genre qui ne cessent hélas de continuer dans ce monde ! A ce titre, nous avions envie de nous faire plaisir, et vu que nous sommes tombés dans le chaudron de l’art et du rock, nous nous sommes mis en tête que cela pourrait être une idée sympa de se lancer dans cette merveilleuse aventure. Nous sommes plein d’enthousiasme tout en restant les pieds sur terre : le monde de l’édition est très compliqué, mais nous restons toutefois déterminés à faire passer nos messages.
Pourquoi ce choix éditorial axé sur le monde créatif et artistique ?
Parce que justement ce monde n’est pas toujours à la hauteur des enjeux, des attentes. Il y a trop de moutons, de pouvoirs, d’argent. L’art représente une réponse. Créer pour dire qu’il y a d’autres visions, d’autres solutions. L’art est aussi un témoignage du temps passé et à venir, des repères dans le temps. Nous espérons nous inscrire dans ce processus.
Pour l’anecdote, comment avez-vous trouvé ce nom un peu provocateur ?
Lors d’un dîner dans un restaurant style Elvis Presley ! Provocateur ? Non pas vraiment…Il y a beaucoup plus provocateur à notre avis ! Nous sommes sages à comparer. Le pendu fait bien sûr référence à la salle des pendus du Puits Couriot. Nous sommes amoureux de cette ville, et c’est pour nous important de nous inscrire dans son histoire, si petits sommes-nous encore. Après, certes, le « joyeux » à un côté positif, car malgré tout, malgré le quotidien parfois pas terrible, il faut se lever avec le sourire ! Nous sommes en vie, en bonne santé ! Il y a pire ! Il faut y croire !
Vous êtes à Saint-Etienne, une ville de livres…
Oui, le livre est tellement important à Sainté mais évidemment partout… Le livre est LA source de savoir, celle qui peut nous apprendre à mieux appréhender la société, et pourquoi pas la combattre si l’on peut. Il n’y a pas que la télé ou Youtube… les livres sont le goût de la société…Sainté a donc bon goût !
Comment choisissez-vous vos auteurs ?
Nous nous orientons vers le rock, l’art, donc nous cherchons des auteurs qui sont donc dans ce monde-là, tout simplement.
Deux sont stéphanois. Pascal Pacaly et Spi.
Nous venons en effet de sortir « La révélation mystique du Pendragon », qui n’est rien d’autre que l’autobiographie de Spi, ancien chanteur d’OTH et actuel des Naufragés ! Nous en sommes très très fiers car ces groupes, ce n’est pas rien dans l’histoire musicale indé de France ! Qu’il ait eu confiance en nous nous touche ! Son livre raconte ainsi 40 ans passés à faire des concerts dans toute la France avec une surprenante introduction sur son amour de la Bretagne ! Quant à Pascal Pacaly, c’est un auteur stéphanois qui a sorti «La France est rock », des nouvelles biographiques sur les groupes et artistes de rock français ( les Ogres de Barback, Thiefaine, Shaka Ponk, les Wampas, etc) ainsi que « Sainté Rock » dont nous sommes là aussi très fiers puisque c’est le tout premier livre racontant l’histoire rock et affiliée de la ville, tant sur les acteurs musicaux que les lieux, par exemple Babylon Fighters, Babylon Circus, le Clapier, Ich Libido, Radio Dio, Avataria et même la Dub Inc qui a commencé par jouer …du metal ! Toutes les anecdotes sont dans le livre !
Pour l’instant vos choix sentent le rock et la scène…
Le rock est un vecteur si puissant de messages, et la jeunesse si réceptive… bien sûr, ne soyons pas naïfs, nous sommes tous dans un super moule géant : la jeunesse fait partie du système, tout comme les artistes qui en ont besoin pour vivre…mais il n’en demeure pas moins que la scène rock – et toute scène d’ailleurs- est un moment de partage, un moment où tu oublies le quotidien, un moment d’espoir aussi…pour tout ça nous sommes prêts à pogoter encore un bon moment !
Vous allez être présent à la Fête du Livre ?
Il y a des chances, effectivement, en tout cas sans doute l’un des auteurs..
D’ailleurs que pensez-vous de cette manifestation ?
Forcément que du bien ! Toute ville a besoin d’événements culturels pour « bien vivre ». Et sachant ce que nous avons dit plus haut sur le livre, cela ne peut que nous réjouir que NOTRE ville soit ainsi un fer de lance littéraire.
Le numérique est-il à terme un de vos axes de développement ?
Non, nous ne pensons pas. Pour nous un livre c’est d’abord du papier, une odeur, quelque chose que tu peux mettre dans la poche arrière de ton jean. Un livre, c’est ton secret, ton ami intime. L’ordinateur, n’a, pour nous, pas encore cette «relation intime » avec le lecteur…
Y-a-t-il des livres sur le feu, prêts à être publiés ?
On y travaille, comme par exemple la suite de «La France est rock » qui est achevée aux deux tiers… et peut-être autre chose de Spi… On a quelques manuscrits à lire forcément, mais il faut faire les bons choix, surtout au début. Mais s’il y a des groupes ou artistes qui ont mis leurs souvenirs par écrits, nous sommes évidemment preneurs…




