Amorcé fin 1919 par la société des Mines de la Loire, le puits Couriot a longtemps été le puits le plus puissant du bassin Stéphanois. À la fin des années 1930, le puits remontait 900 000 tonnes de charbon par an, soit le quart de la production du bassin, et employait plus de 1 000 mineurs. C’est au milieu des années 60, alors que le Yéyé gagnait la France que le puits Couriot entama sa lente marche vers la chronique d’une fermeture annoncée, officiellement en 1973, soit une décennie avant la fermeture totale du bassin minier de la Loire. Classé Monument Historique avec ses deux crassiers (terrils) qui comme deux mamelles caractérisent le paysage Stéphanois, le Puits Couriot est un ensemble patrimonial exceptionnel à proximité du centre-ville de Saint-Étienne.
Dernier grand témoin de l’aventure minière du bassin stéphanois avec son chevalement métallique de 1913, le Puits Couriot abrite depuis 1991 le Musée de la Mine de Saint-Étienne. Et à l’occasion de la Sainte Barbe, le musée achève une nouvelle phase de son aménagement, et renouvelle profondément son offre muséale qui attire chaque année environ 55 000 aujourd’hui. Il s’agit en fait de présenter un tout nouveau projet, beaucoup plus vaste, celui du Parc-musée, à l’échelle de l’ensemble du site minier. Plus de 1 000 m2 d’espaces d’exposition permettent de mieux appréhender l’aventure minière de Saint-Étienne, et présentent des éléments phares des collections du musée, dont le grand plan- relief du bassin présenté à l’Exposition universelle de 1889, tandis que le parcours patrimonial est revu et augmenté, et les conditions de visite améliorées. Cette ouverture marque l’achèvement de la première phase d’aménagement du site. À suivre…
Musée de la Mine – Saint-Etienne




