Le 9 juillet dernier, le service communication de l’Élysée déclarait au sujet de la énième reprise du conflit Israélo-Palestinien : « Le président de la République lui (à Benjamin Netanyahou) a exprimé la solidarité de la France face aux tirs de roquettes en provenance de Gaza. Il lui a rappelé que la France condamne fermement ces agressions. Il appartient au gouvernement israélien de prendre toutes les mesures pour protéger sa population face aux menaces ». Cette dernière phrase trahie l’inconsistance de cette présidence de la République. Nous pensions avoir atteint le fond, en termes de politique étrangère, avec Nicolas Sarkozy, François Hollande pousse le bouchon encore plus loin ! On avait déjà pressenti, lors du dossier Syrien (2013) et les velléités guerrières du gouvernement précédent, l’absence de toute ligne directrice à long terme. Qu’en était-il donc de l’héritage de la politique étrangère de la France qui faisait la grandeur de notre nation. Jacques Chirac avait initié ce mouvement de ralliement à la doctrine Atlantiste, N. Sarkozy, contrairement à cette belle tradition Gaullienne fondée sur l’indépendance et la responsabilité, avait déposé les armes en intégrant le commandement intégré de l’Otan et voilà que F. Hollande piétine à son tour l’idéal d’une nation et de son Histoire au nom du quoi au fait ? Du droit d’un pays, Israël, qui depuis des décennies bafoue toutes les résolutions de l’ONU, « à prendre toutes les mesures pour protéger sa population face aux menaces » Islamistes. C’est bien cette ultime phrase, « toutes les mesures », qui pose problème… Bien évidemment, les extrémistes qui squattent le gouvernement israélien n’ont que faire de l’aval du gouvernement Français, depuis des années déjà ils se sont affranchis de tout ou presque, mais cette légèreté en dit long sur le véritable naufrage diplomatique de notre pays, un naufrage formidable, grandiloquent et pitoyable qui devint abjecte comme lors de l’assassinat, organisé par nos propres forces spéciales, du colonel Kadhafi. Il faudra qu’un jour, tous ceux qui ont mis en place ce vaste brasier qui ronge aujourd’hui tout le Proche Orient, soient jugés pour les conséquences effroyables de leurs actes et engagements. Nous voulons parler ici des Faucons Américains (D. Cheney, D. Rumsfeld, P. Wolfowitz… et surtout B. Brzezinski, le penseur), qui élaborèrent dans leurs soyeux bureaux de Washington, ce plan machiavélique, mais aussi de leurs cousins Français, Bernard Henri Lévy, André Glucksmann, Alain Finkielkraut, Romain Goupil, (curieusement, tous d’anciens maoïstes !!!) et toute cette clique d’Atlantistes primitifs qui, sans doute, jubilent devant ce Proche-Orient en feu… Un mois plus tard, début août, F. Hollande aura beau dénoncer « les massacres perpétués à Gaza… », ce sera trop tard, le mal aura été fait. « Quand je vois ce qui se passe pour les Chrétiens d’Irak, les minorités en Syrie, les massacres tous les jours. Ce qui se produit comme massacres à Gaza. Vingt-six jours de conflit, nous devons agir » déclarera F. Hollande en marge d’une cérémonie autour de la Première Guerre Mondiale. Il est évident que ce qui se passe au Proche Orient n’est pas le fruit du hasard et répond à une stratégie Atlantiste qui a choisi de miser sur le chaos pour mieux dominer cette partie du monde stratégique à tous points de vue (pétrole & religion). Il suffit de voir la situation actuelle de l’Irak, l’avancée de l’État Islamique et le renforcement de la minorité Kurde (dans l’attente d’un prochain conflit avec la Turquie !). Nous misons notamment sur les Kurdes pour contrer la barbarie de ce fameux État Islamique. Soit. Mais qui a financé cet État Islamique en Irak et au Levant… ? Courant 2013 déjà, le sénateur américain John Mc Cain, envoyé officieux de B. Obama dans la région, rencontrait les « Forces Syriennes Libres » et un certain Ibrahim Al-Badri devenu aujourd’hui le calife à la place du calife, chef de ce fameux État Islamique… Sachant qu’en 2011, la tête d’Ibrahim Al-Badri était déjà mise à prix à 10 millions de dollars… Au fond, depuis de longues années dans ces régions troubles et complexes, les États-Unis et ses alliés n’ont eu cesse d’éliminer leurs pires ennemis en créant de petits monstres qui ensuite se sont retournés contre eux pour en devenir leur véritable cauchemar. Ben Laden, Ibrahim al-Badri tout comme le Hamas et l’État Islamique du Levant, Al Qaïda n’ont jamais été que la construction machiavélique des services secrets Occidentaux. Cherchez ceux qui financent ces monstres et vous finirez par découvrir qui tirent les ficelles de toute cette foutue mascarade !!!