Jean-Antoine Raveyre est un photographe stéphanois à la créativité débordante. Arnaud Meunier (directeur de la Comédie de Saint-Étienne, ndlr) vient de lui confier la « lourde » tâche de réaliser les visuels de la saison 18/19. Un gros travail de collaboration avec les étudiants de l’ESADSE et les acteurs de la comédie. et un retour aux sources puisque c’est avec la comédie, il y a quelques années, qu’il a commencé sa carrière artistique. Voici quelques images et quelques réflexions sur son travail.

Tout d’abord, parle-nous de ton approche artistique (ou théâtrale), avec notamment ton regard sur le thème demandé de la jeunesse et de l’onirisme ?

La question de l’onirisme a été vite réglée, mon travail est fait principalement de cela. Concernant la jeunesse, je n’ai pas eu envie de donner un avis sur la jeunesse d’aujourd’hui, mais je porte un regard tendre et amusé sur les jeunes gens que je rencontre. Je pense aux étudiants des Beaux-Arts qui vivent en face de mon atelier et qui ont participé au projet, les élèves de l’école de La Comédie et aussi les étudiants de la FAC d’arts plastiques où je donne des cours de mise en scène. Par contre, tu dis juste quand tu parles d’approche théâtrale. J’ai souhaité scénariser chaque image à une juste mesure pour proposer du jeu, du narratif aux images.

Tu as dirigé une grosse équipe de créatifs, de techniciens, d’acteurs. Une collaboration évidente ?

Je suis rompu au travail d’équipe, cela fait 15 ans que je mène des projets en embarquant avec moi des artistes, des professionnels de l’image, de la construction… C’est une chose qui est devenue très facile, je fonctionne sur la confiance pour protéger le plaisir de chacun et je dispose d’une grande faculté d’adaptation. L’idée simple qu’il n’y a pas de problème, mais que des solutions à trouver.

Chaque photo a demandé son propre décor, ou as-tu aussi déniché quelques lieux originaux ?

Tout a été réalisé en studio, chaque photo a nécessité la construction d’un décor, il n’y a que pour la photo de couverture, que j’appelle « Dali », où l’on a transporté le décor à Saint-Héand, sur le lac artificiel.

Combien de visuels as-tu ainsi créés ?

Je crois que l’on a produit 15 ou 16 images et 12 ont été retenues pour la campagne.

Où en es-tu de ton propre travail artistique ?

Je bascule du côté du cinéma. Je travaille avec AUUNA PRODUCTION, une équipe géniale et stéphanoise de professionnels des métiers du cinéma, on va tenter cette année les festivals avec un court-métrage que l’on vient de finir de tourner, d’autres sont en cours de production et des diffusions en salles s’organisent.