Peintre d’origine stéphanoise, provenant d’un milieu modeste, Gérard Voulouzan a fait preuve d’une créativité foisonnante durant toute sa carrière. En près de 40 ans de carrière, il réalisera plus de 1 600 peintures et plus de cinq cents gouaches, sans compter les nombreux dessins préparatoires et esquisses. Parmi la multitude des sujets qui l’inspirent, les quartiers de sa ville natale occupent une place toute particulière dans son œuvre. Qu’ils proviennent de sa mémoire ou qu’ils aient été réalisés in situ, les tableaux expressionnistes de G. Voulouzan dévoilent, à travers leurs effets de matière, l’attachement du peintre à ses racines. Paradoxalement, c’est un peu accident, ou plutôt à cause d’un accident, que G. Voulouzan est devenu le peintre. En effet, victime d’une grave blessure, il découvrira la peinture grâce à son frère, étudiant aux Beaux-Arts qui, pour occuper sa convalescence, lui prêtera alors son matériel de dessin.

Autodidacte assumé, G. Voulouzan ne s’embarrasse pas de pinceaux et travaille la matière avec un autre véritable outil, la truelle. Sans se réclamer d’une école plutôt que d’une autre, même s’il avoue une prédilection pour les impressionnistes, G. Voulouzan s’inscrit dans la mouvance des expressionnistes et se prend de fascination pour un grand peintre un peu oublié, Julius Pascin (qu’il a découvert grâce à son ami, autre peintre stéphanois, Jean-Alexis Bobichon, les deux vécurent un temps d’ailleurs dans le même immeuble !). En ce mois de juin, G. Voulouzan propose une double exposition, la première se tiendra au musée du vieux Saint-Étienne autour de sa série sur les paysages urbains tandis que la Serre accueille en contrepoint les peintures marines.

Serre des Beaux-Arts – Musée du Vieux Saint-Etienne – Saint-Etienne – Du 6 au 28 juin