Membre du groupe Rock Green-Paper, Geoffrey Reviron alias Geoff Barry développe parallèlement un projet musical plus personnel et très ambitieux. Rencontre avec un jeune musicien passionné :

Bonjour Geoffrey, peux-tu te présenter rapidement ?

Mon nom de scène est Geoff Barry, j’ai 20 ans, je vis à Saint-Étienne, je suis élève en composition au Conservatoire. Je chante et joue du Rock et Folk français.

Quel est ton parcours musical ?

J’ai commencé très tôt, dès l’âge de 4 ans, à faire de la batterie et un petit peu de piano. À 12 ans, j’ai trouvé la vieille guitare de ma mère et j’ai voulu apprendre à en jouer car je n’aimais plus trop la batterie, j’avais besoin de mélodie. J’ai débuté mon initiation tout seul en repiquant les tubes des plus grands. À cette époque, j’écoutais beaucoup de Rock comme le groupe Led Zeppelin, les Guns n’ Roses ou encore Léonard Cohen. En arrivant au lycée, j’ai voulu jouer dans un groupe et c’est là que j’ai rencontré les autres membres de Green-Paper. À ce moment-là, j’ai commencé à écrire des poèmes et ne pensais qu’à la musique car l’école ne m’intéressait plus. Puis le groupe se met à faire des concerts et à se produire dans des tremplins. En 2013, on joue à la Coopérative de Mai à Clermont-Ferrand. À 18 ans, je découvre le chanteur Bob Dylan, ce qui m’a donné envie de jouer du folk, seul sur scène. Aujourd’hui, j’essaie de mener à bien ce projet. Après le bac, j’ai décidé de m’inscrire au conservatoire de Saint-Étienne pour mieux comprendre la musique et me perfectionner.

Tu joues au sein des Green-Paper. Où en êtes-vous précisément avec le groupe ?

Le groupe avance plus doucement, certains font des études mais on avance quand même. En ce moment, on prépare un nouveau set au Pax. On le présentera le 18 décembre à 17h au Pax pour un concert très Rock.

Faire partie d’un groupe de Rock en 2016, ça a du sens encore ?

Je pense. Si ce n’était pas le cas, je n’en ferais pas. Bien sûr, qu’il y a du sens !

Pourquoi as-tu ressenti le besoin de te produire en solo ?

Une question d’adrénaline, une sorte de challenge, faire quelque chose de plus intimiste ; découvrir d’autres sensations que les concerts en groupe ; revenir aux choses simples.

Ton univers musical personnel s’avère assez éloigné de celui du groupe, non ?

Pas vraiment, ce n’est pas la même énergie sur scène, c’est évident. Mais il faudrait demander à ceux qui ont écouté les deux projets pour réellement savoir.

D’où proviennent principalement  tes influences ?

Led Zeppelin, Bob Dylan, Jake Bugg, Alain Bashung, Serge Gainsbourg, Noir Désir, de la « musique classique » aussi, sans oublier Nick Drake, Tim Buckley ou Leonard Cohen.

Quels sont les sujets que tu abordes dans tes chansons ?

C’est compliqué comme question : j’ai du mal à définir mes textes tout seul. Ils arrivent, ils s’écrivent, ils se chantent et s’écoutent. Certains y verront quelque chose, d’autre rien, à vous d’en faire l’expérience.

Qu’est-ce qui te vient en premier lors du processus créatif : le texte ou la mélodie ?

Cela dépend des périodes. En ce moment, c’est le texte qui arrive en premier.

Se produire seul sur scène en public, est-ce une évidence ?

C’est très différent de jouer seul, on n’a plus le soutien des copains derrière et tout repose donc sur tes épaules. Ce sont d’autres sensations.

Quel est le programme du groupe ? Et le tien en solo ?

Le groupe : c’est un peu flou encore, un album peut-être… En solo : j’ai pour projet de créer un album et d’enchaîner des concerts.

À quoi aspires-tu pour ta carrière solo ?

Ne faire que ça ! Pourquoi pas ?

Penses-tu que Saint-Étienne soit une ville musicale ?

Oui, il y a beaucoup de musiciens et beaucoup d’endroits pour jouer, et la ville soutient cet aspect créatif, cela permet d’évoluer. En tout cas Saint-Étienne est une ville qui m’inspire beaucoup.

Le système de distribution et de production de la musique a été bouleversé ces 20 dernières années. Un mal pour un bien ?

Je n’ai pas assez de recul par rapport à tout ça pour en débattre. Mais il y a toujours une renaissance à quelque chose. Quand on perd d’un côté, on gagne de l’autre.

Au final, quelle serait ton ambition idéale ?

Continuer à jouer, à chanter, quoiqu’il arrive.