Tout le monde connaît Franck Dubosc, star du paysage humoristique français, star du paysage audiovisuel français, star du cinéma et en particulier de grosses comédies dites à la française (« Camping », « Incognito », « Fiston »). Si aujourd’hui tout réussit à ce cinquantenaire resplendissant, (c’est ma mère qui le dit…) cela n’a pas été toujours le cas. La notoriété de Franck Dubosc décolle réellement avec ce nouveau siècle et repose notamment sur sa participation, au côté d’Élie Semoun, aux « Petites annonces d’Élie », dont le concept initial fut proposé à TF1 par Élie Semoun alors encore en duo avec un certain Dieudonné. Le petit Élie jouira pleinement du succès dont profitera par ailleurs Franck Dubosc, des petites annonces sans Dieudonné, devenu paria médiatique entre-temps (enfin, Dieudo remplit quand même des Zéniths). Paradoxalement, Franck Dubosc va connaître le succès médiatique très tôt dans sa carrière, en 1985 précisément, lorsque sort sur les écrans, « A nous les garçons » de Michel Lang, réalisateur vedette à l’époque auteur de « A nous les petites anglaises » et d’« Hôtel de la plage ».
Dans ce rôle de jeune séducteur, les yeux bleus de Fr. Dubosc font merveille. Mais au lieu de projeter le jeune comédien sur les devants de la scène cinématographique, ce premier rôle le confine à un statut de jeune séducteur réducteur et, au final, destructeur. Le jeune homme, en mal de rôle (à cette époque, Fr. Dubosc donne même des cours d’expression orale aux futurs avocats du Barreau de Paris !), est dans l’obligation de s’exiler jusqu’en Angleterre, à l’époque, l’Eurostar n’existe pas ! Et Fr. Dubosc devient une icône de la tété anglaise en participant au plus ancien feuilleton de la télé anglaise, « Coroner Street » (50 ans d’existence). Mais, à cause d’un anglais très défaillant (comme bon nombre d’entre nous), sa carrière outre-manche paraît toute aussi limitée et le comédien est de retour en France au début des années 90. En attendant le grand rôle qui révélera son talent au grand public, Franck accepte tout et n’importe quoi : faut bien vivre !
Fr. Dubosc écrit pour Arthur (lui aussi s’essaiera par la suite au one-man-show, avant de renoncer à cette improbable carrière d’artiste !) et « l’Émission Impossible » diffusée sur TF1 tout en devenant serveur au Café Trésor dont le patron, Arnaud Lemort de retour de New York, importe un nouveau style de spectacle humoristique appelé le Stand Up. Franck Dubosc est séduit et avec Guillaume Canet, il sera l’un des tout premiers comiques français à s’essayer au Stand Up sur la petite scène du Café Trésor. C’est à cette période qu’il participera au Festival Juste pour Rire de Montréal, avec son premier spectacle « J’vous ai pas raconté » dont il sera, au final, la révélation de l’année 2001 (c’est là qu’il rencontrera son ami Stéphane Rousseau). L’année suivante, Fr. Dubosc sort en DVD la série « Pour toi public » qui ancrera de manière ferme et définitive son succès populaire. « A l’État Sauvage » est son 4e one-man-show et indique un retour à une forme de simplicité. Qui s’en plaindrait ?
Zénith de Saint-Etienne
Jeudi 15 mai à 20 h 30




