Sorti en 2011, le (très bon) film « Starbuck » connut un très beau succès au Québec et au Canada, rapportant plus de 3 millions de dollars au box-office national et obtenant trois Genie (l’équivalent de nos César), dont celui du Meilleur Scénario pour Ken Scott (qui réalise également le film) et Martin Petit (humoriste très connu au Québec et proche du réalisateur). Le film a voyagé un peu partout dans le monde (il fut notamment sélectionné au Festival International du Film de Toronto, au Festival de Valladolid et au Festival de Calgary, où il remporta le Prix du Public). En France, « Starbuck » connut aussi un beau succès au désormais célèbre Festival de l’Alpe d’Huez où il remporta le Prix Spécial du Jury. Dans « Starbuck », le réalisateur Ken Scott y relate l’histoire plutôt originale de David Wozniack alias Starbuck, amateur de foot à ses heures perdues et accessoirement heureux glandeur devant l’éternel, qui découvre à l’aube de ses 42 ans qu’il est le père de pas moins de 533 enfants à travers ses nombreux dons à la banque du sperme…
En traversant l’Atlantique, Starbuck est devenu Fonzy, pseudonyme sous lequel Diego Costa, alias José Garcia, a fourni il y a plus de 20 ans du sperme à maintes reprises dans le cadre d’un protocole de recherche. Aujourd’hui, à 42 ans, Fonzy est livreur dans la poissonnerie familiale et mène une vie d’adolescent irresponsable et gaffeur. Alors que sa compagne Elsa, interprétée par la belle Audrey Fleurot que l’on voit beaucoup ces derniers temps, lui apprend qu’elle est enceinte, c’est tout son passé qui ressurgit. Diego découvre alors qu’il est le géniteur biologique de 533 enfants dont 142 souhaitent savoir qui est le vrai Fonzy… Cette adaptation française est réalisée par Isabelle Doval (qui dans la vie privée n’est autre que la compagne de José Garcia) qui a dû effectuer un vrai travail juridique puisque le don de sperme ne répond pas à la même législation en France ou en Amérique du Nord. La loi française interdit le don de gamète en l’échange d’une rétribution financière, contrairement aux États-Unis et au Canada où cette pratique est légale. Par conséquent, la clinique Vallée, dans le film d’I. Dorval, aurait enfreint la loi et le héros du film paraissant du coup plus sympathique que s’il avait cherché à s’enrichir en faisant don de son sperme (ce qui était bien le cas dans le film original).
Sortie Mercredi 30 octobre




