Cette nouvelle exposition de la galerie Ceysson et Bénétière bouscule et interroge. De ce que vous allez découvrir, tout ou presque semble avoir été soumis à une force physique, étrangère. Eprouvante. Le procédé n’est pas frontalement dévoilé, mais les stigmates laissés sur les objets sont les preuves tangibles de son action. Des voitures sont à terre, vaincues, avec entre elles des résidus métalliques. Au mur des tôles sont appuyées, meurtries mais debout, telles des sentinelles veillant sur leurs gisants. Les carcasses pourraient fumer encore, cracher leur dernier souffle. Dans un white cube aux allures de champ de bataille, un duel incessant entre les matériaux et les dispositifs qui les animent semble se poursuivre. Une lutte entre les matériaux eux-mêmes aussi, où les forces se mesurent, se testent, et s’affrontent. Pugnaire & Raffini s’effacent ensuite pour laisser place à l’expérience pure, à ses orientations, et ses accidents inespérés, qui mènent alors à l’œuvre.  


Galerie Ceysson & Bénétière – Jusqu’au 16 avril