Pianiste d’origine hongroise naturalisée français reconnu pour son interprétation des œuvres du pianiste Franz Liszt, hongrois comme lui, G. Cziffra reste l’un des grands interprètes du siècle dernier. Tous ceux qui ont assisté à un récital de G. Cziffra conservent ce souvenir d’un pianiste engagé, passionné mais toujours porté par une sincérité évidente. Et outre cette virtuosité parfois trop éclatante (pour certains), G. Cziffra a eu très tôt dans sa carrière le souci de transmission, il sera ainsi un magnifique pédagogue mais aussi un véritable pionnier dans la démocratisation de la musique classique. C’est à lui que l’on doit la création du Festival de Musique de la Chaise Dieu, haut lieu de la musique sacrée, puis en 1975 de la Fondation éponyme qui aura pour objectif le soutien aux jeunes talents. C’est dans cet esprit de pédagogie et de sensibilisation qu’a été créé, en 1994 à Unieux, le Festival G. Cziffra, pour rendre hommage à l’artiste bien sûr, honorer sa mémoire mais surtout poursuivre son travail de soutien aux jeunes talents et d’ouverture à tous les publics.

Cette 21e édition proposera trois soirées, après une première soirée inaugurale ouvrant sur trois duos inattendus autant que prometteurs : la première mettant en scène deux jeunes frères et musiciens, l’accordéoniste Dimitri Bouclier et son frère Julien, violoniste, nous mènera de Vivaldi à Piazzola, en passant par le grand répertoire Russe. La seconde, ouverte sur les musiques du monde, verra la violoniste Eléonord Damron associée au pianiste Simon Graichy. Enfin, Gwendal Giguelay, jeune pianiste, et Louis Rodde, violoniste, auront l’honneur de clôturer ce festival au gré de mélodies de G. Fauré jusqu’à la Sonate de F. Poulenc. Un programme très éclectique qui devrait attirer tous les publics.

Unieux Eglise du Bourg – Du 27 au 30 mars