Dire ce que l’on va faire et faire ce que l’on a dit. Rien ne semble plus simple que cette terrible affirmation qui devrait guider tout homme politique honnête et consciencieux. Or pourtant depuis le second mandat de François Mitterrand, les hommes politiques Français semblent confiner à faire exactement l’inverse de ce pourquoi le peuple de France les aura élu. Sans remonter à la fameuse fumisterie de la Fracture Sociale de Jacques Chirac, convenons que Nicolas Sarkozy n’a pas osé abroger les 35 h, en finir avec les régimes spéciaux et passer les cités du pays au Karcher. Sans doute n’en avait-il ni les moyens, ni le courage et encore moins la volonté… Force est de constater qu’en la matière, François Hollande est devenu maître. Faire exactement l’inverse de ce pourquoi il aura été élu. Élu par la gauche en général et les quartiers populaires, pour ne pas dire l’électorat musulman Français, Fr. Hollande mène aujourd’hui une politique sociale de centre droite tout en conduisant une politique étrangère de droite pure soutenant sans faille l’axe Washington – Jérusalem dans leur destruction planifiée du Proche Orient. Mieux vaut le chaos, pour les héritiers des Noé-Cons américains, dans cette région du globe complexe et explosive, que des États susceptibles, à plus ou moins long terme, de remettre en cause les stratégies de domination existantes. Quitte à jouer les pompiers pyromanes, ce ne sera ni la première fois (sans doute a-t-on oublié trop vite le rôle de la CIA dans toutes les dictatures sud-américaines des années 70-80…) ni la dernière.
Pour revenir à nos intérêts franco-français, il est tout de même pitoyable de voir notre premier ministre condamner à faire l’aumône, en d’autres temps j’aurai sans doute employé des termes encore plus vulgaires mais le temps est assassin n’est-ce pas…, à Berlin puis à Londres pour, uniquement et exclusivement, construire sa prochaine crédibilité internationale en vue des prochaines élections présidentielles, celles de 2017 ou de 2022. Je me suis déjà interrogé dans ces colonnes sur le manque de compétences intellectuelles de ce premier ministre qui, selon Wikipédia, ne dispose que d’une modeste Licence en Histoire comme diplôme… Et il ne faut pas compter sur une quelconque expérience professionnelle dans le privé qui aurait pu agrémenter ce cursus universitaire à la sauce « Cambadélis », le secrétaire général du Parti Socialiste qui a obtenu ses diplôme universitaire de manière bien peu orthodoxe (sur recommandations !)… Admirer M. Valls jouer à la fille de joie dans l’antre même de la city, ça vaut son pesant d’or, surtout chez nos voisins anglais qui se réjouissent, tous les jours que la Reine fait, de notre déconfiture… M. Valls aime les entreprises, on dirait un slogan signé Sophie de Menton !, un monde qu’il ne connaît pourtant pas ! Plutôt que de faire cette fausse déclaration d’amour accompagnée de chèques en bois, le premier ministre aurait mieux fait de s’enquérir de la réelle situation de ces centaines de milliers de PME Françaises dont les patrons n’ont même pas le temps d’adhérer au Médef qui ne représente qu’une partie minoritaire des entreprises Françaises.
Il est clair que les Socialistes perdront les prochaines élections jusqu’aux présidentielles de 2017. Aucun spécialiste ne prédisant une éventuelle amélioration économique d’ici là. En caressant la bête libérale dans le sens du poil, nos amis socialistes se placent déjà dans le coup d’après, celui de la perte des élections jusqu’aux présidentielles de 2017 pour mieux regagner leurs places suite à la déconfiture annoncée de la droite, qui, dans leur esprit, ne pourra pas faire mieux qu’elle (surtout si la droite ne tient toujours pas ses promesses). Une série d’élections pour la droite, une série d’élections pour la gauche, voilà comment se construit une carrière politique en France. Quid de l’ambition nationale ? Quid de l’intérêt supérieur de la France ? Quid de la République ? Des conneries pour la télévision, c’est sûr. Sauf que, pour la première fois dans notre histoire, la prochaine élection présidentielle risque fort de désigner une future présidente de la République qui ne sera ni Ségolène Royal, ni Martine Aubry, ni Nathalie Kosciusko-Morizet mais bien Marine Le Pen. Certes le Front National manque cruellement de cadres intelligents et intelligibles, essayer tout simplement d’imaginer un gouvernement de type « FN », au bout de trois ministres seulement plus aucun nom s’impose mais il doit, préalablement, opérer un choix entre sa frange historique, celle constituée de partie de l’électorat catholique plus ou moins intégriste fortement réticent à l’islam, aux immigrés et à tous leurs descendants, et sa frange dite « moderniste », dans le sillage de Florian Philippot, ancien Chevènementiste !, autour des valeurs de la droite Gaulliste, d’une posture économique que Georges Marchais n’aurait pas reniée en son temps et d’une réconciliation avec la partie musulmane de notre population qui sera capable d’assumer pleinement sa Francitude. À force de trop jouer avec le feu, il arrive parfois que l’on se brûle messieurs…




