Il est des traditions que l’on peut chérir… Et depuis de nombreuses années déjà, l’année se termine en musique et en chanson à l’Opéra Théâtre de Saint-Étienne, une bonne habitude qui permet de terminer mais aussi d’initier l’année sur une note féerique, légère et décalée. Ce sera donc une nouvelle fois le cas avec ce « Don Pasquale », produit par le Centre Lyrique d’Auvergne, en collaboration avec pas moins de sept maisons d’opéra françaises (Avignon, Limoges, Massy, Reims, Rouen, Saint-Étienne et Vichy) et une Italienne, la Fondazione Pergolesi Spontini (Jesi). Et d’après les plus fins connaisseurs, ce « Don Pasquale » est incontestablement l’opéra-bouffe le plus réussi de Gaetano Donizetti, maître de la musique italienne du XIXe siècle, avec le raffinement et la précision apportés à la construction des personnages.
Afin de donner une leçon à son neveu Ernesto, l’ingrat refusant l’union qu’il a arrangée pour lui, Don Pasquale, riche bourgeois Romain, s’est mis en tête, malgré son grand âge, de se marier et demande de l’aide à son ami qui lui présente sa sœur Sofronia. En réalité, Sofronia n’est autre que Norina, la fiancée d’Ernesto : convaincue que le meilleur moyen de s’unir à Ernesto est d’épouser d’abord son oncle, Norina accepte le marché. Mariée à Don Pasquale, Norina se montre vite une épouse infernale, malmenant le géronte qui commence à regretter son choix. Persuadé que sa Sofronia le trompe et rencontre un amant en secret, Don Pasquale tente alors de la piéger, mais le guet-apens se referme sur lui : comprenant qu’il s’est fait berner, Don Pasquale reconnaît aussi que le mariage n’est pas fait pour lui. Il accepte enfin l’union d’Ernesto et de Norina. Tout est bien qui finit… La mise en scène est signée Andrea Cigni, l’Orchestre Symphonique de Saint-Étienne et le Chœur Lyrique de Saint-Étienne seront quant à eux dirigés par José Luis Dominguez.
Opéra Théâtre de Saint-Etienne – Du mercredi 31 décembre au mercredi 4 janvier




