Originaire de Saint-Chamond, Djamel Tatah est né en 1959 et il a fait ses études à l’école des Beaux-Arts de Saint-Étienne de 1981 à 1986. Après un séjour à Marseille à la fin des années 80, D. Tatah définit l’essentiel de son dispositif créatif et s’est engagé dans la réalisation de grands formats et de polyptyques. Il réalise sa première exposition personnelle à la galerie Liliane et Michel Durand-Dessert à Paris en 1999. Il présente ensuite ses œuvres dans différents lieux en France et à l’étranger dont le Centre d’Art de Salamanque (2002), le Musée de Canton (2005), le Musée des Beaux-arts de Nantes (2008), le MAMAC à Nice (2009), la Villa Médicis, le Château de Chambord (2011). Depuis 2008, il enseigne à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris.

Le dispositif créatif de Djamel Tatah associe la technique ancienne de la peinture à la cire, la photographie, puis la numérisation des images, technique qu’il explore depuis 1994. Chaque œuvre est exécutée d’une façon identique. L’artiste réalise des photographies de ses proches qu’il utilise comme banque d’images pour composer ses tableaux sur ordinateur. Le dessin est alors projeté ou agrandi sur la toile. L’artiste met en scène des figures humaines grandeur nature, vidées de leur chair et de leur volumétrie, dans des espaces colorés géométriques et plans. Silencieux et suspendus dans le temps, les marcheurs, les gisants, les hittistes sont les motifs que l’artiste rejoue de tableaux en tableaux autour des thèmes de la vie urbaine, de la guerre, de la suspension ou de la chute. Cette première exposition de l’artiste au Musée d’Art Moderne de Saint-Étienne Métropole présentera une vingtaine de peintures réalisées depuis 2012, dont certaines jamais exposées auparavant.

Musée d’Art Moderne Saint-Étienne Métropole Du 14 juin au 21 septembre