La musique Klezmer est héritée d’une tradition musicale de baladins juifs ashkénazes qui jouaient de fête en fête, de « shtetl » (village) en ghetto, dans toute l’Europe de l’Est depuis le Moyen Âge jusqu’aux persécutions nazies et staliniennes du vingtième siècle. Le Klezmer s’inspire de chants profanes et de danses populaires mais aussi de la liturgie juive et des « nigunim », des mélodies simples et sans paroles par lesquelles les « khasidim » tentaient d’approcher Dieu dans une sorte d’extase communautaire. Peu à peu, au contact de musiciens slaves, tsiganes, grecs, turcs (ottomans) et, plus tard, du jazz, le Klezmer a acquis une diversité et une sonorité caractéristique qui lui valent aujourd’hui d’être reconnu et apprécié dans le monde entier.
Figure emblématique de la mouvance new-yorkaise dite de la « nouvelle musique Klezmer », David Krakauer s’attache sans cesse à revivifier cette tradition ancestrale en la nourrissant d’influences multiples, du free jazz au funk, en passant par le blues et l’électro. Il possède un son brillant et généreux qu’il a mis au service d’une quête, celle du groove viscéral qui nous unit, par-delà les siècles et les frontières. Ses nombreux disques paraissent néanmoins presque sages, comparés à l’énergie hallucinante qu’il déploie sur scène, surfant dans les aigus avec une virtuosité incroyable. Sa venue à Andrézieux-Bouthéon, entouré de ses excellents musiciens, constitue un vrai événement !
Théâtre du Parc – Andrézieux-Bouthéon
Jeudi 27 octobre à 20 h




