Albert Camus aimait le théâtre qu’il tenait pour « le plus haut des genres littéraires ». Caligula fait partie de ce que l’auteur a appelé le « cycle de l’absurde ». Mais de quoi parle cette pièce exactement ? Caligula est un jeune et bon empereur lorsque meurt sa sœur Drusilla qu’il aimait d’un amour fou et incestueux. Il va disparaître pendant plusieurs jours et à son retour, il ne supportera plus le monde tel qu’il est. Le Bien, le Bonheur, l’Amour… rien n’est vrai, rien… S’ensuivront de sa part un déferlement de cruauté, d’hypocrisie, mais cela prendra parfois, au détour de la violence, une forme poétique de quête d’absolue. Sylvain Delcourt, metteur en scène de cette magnifique pièce de théâtre, pose un regard à travers cette œuvre sur « nos petits arrangements avec notre conscience pour vivre et être heureux ». C’est magistralement joué, ça cogne tel un uppercut, et ça vous poursuit longtemps après que le rideau soit tombé. À voir absolument !
Caligula




