Quelques mots pour vous présenter ?
Diplômé d’un master en métiers des arts et de la culture, je suis Directeur artistique du festival des arts burlesques et de l’action sur la prévention de la radicalisation « comprendre pour mieux agir ». Je suis également prestataire culturel auprès de divers organismes ou structures, où je propose et met en place des actions culturelles afin de valoriser l’individu, utiliser la culture comme outil de lien social.
Quel est votre état d’esprit aujourd’hui ?
Résigné, nous n’avons pas le choix que d’attendre le réveil de ce confinement.
La culture est fortement impactée par les mesures de confinement. Quelle incidence pour vous ?
Le festival des Arts Burlesques est passé à travers des mesures de confinement, les premières prérogatives fin février du 1er ministre concernaient que des salles de 1 000 places, nous notre plus grande salle était de 750 places. Certes, nous avons eu lors du dernier week-end du festival, quelques défaillances de spectateurs, mais dans l’ensemble nous nous en sommes bien sortis.
Qu’espérez-vous et redoutez-vous après ?
C’est sûr que plus rien ne sera comme avant, notamment dans le milieu culturel déjà très précaire. Je crois que beaucoup n’ont pas conscience du facteur économique de la culture. La culture n’est pas faite seulement par des artistes ou intermittents, ce sont des agents de sécurité, des restaurateurs, des hôtels, des transports, des publicitaires et derrière tout cela des hommes et des femmes. Il ne faut pas oublier que la culture permet de donner du rêve et du bonheur, ressource inestimable au bien être de notre esprit et de l’humanité !
Je ne m’inquiète pas trop pour les structures déjà soutenues par l’intervention publique, ce sont plutôt les petites compagnies, les théâtres ou structures associatives, qui vivent grâce à la billetterie, ceux-là vont être en grandes difficultés. Si l’État, les collectivités territoriales doivent repenser l’intervention publique et le soutien, il faut qu’ils prennent en compte ces acteurs culturels, car eux aussi font un travail formidable et participent à l’éducation citoyenne.
Des idées de lectures, podcasts, vidéos ?
Je viens de terminer le livre de Leila Slimani » le Pays des autres », j’aime chez cette femme son militantisme, sa lutte très juste contre l’obscurantisme. En film, je conseille 2 films d’actualité « Les orgueilleux » avec Michel Morgan et Gérard Philipe, film qui se déroule au Mexique lors de la pandémie de méningite et dans un autre registre totalement différents « les Patates » de Claude Autant Lara avec Pierre Perret, pour rire de nos comportements en période de guerre.. En Podcasts, je suis l’émission de la team de « Par Jupiter » qui est devenue « Par Jupidémie » où chaque chroniqueur enregistre de chez eux l’émission.
Vous avez réfléchi à la première chose que vous feriez lorsque nous pourrons à nouveau sortir de chez-nous ?
Un pique-nique dans un grand pré, sous un beau soleil avec les gens que j’aime !
Un mot, un message pour conclure ?
J’espère que cette période de notre vie, fera prendre conscience qu’il suffit d’un rien pour que tout bascule, que nous devons réapprendre à se parler, à se respecter, que l’humilité doit être le maître mot présent dans notre esprit !




