Avec ses faux airs de Frank Zappa (la ressemblance est vraiment étonnante !), Jim Croce signa, au début des années 70, quelques beaux succès en pleine vague Folk, Hippie, patte d’éleph’, faites l’amour, pas la guerre, qui ne traverseront cependant pas l’Atlantique. Malheureusement, le jeune Adrian James n’aura pas la chance de connaître son père, qui décédera dans un terrible accident d’avion le 20 septembre 1973… AJ Croce n’avait pas deux ans et son père 30… Mais sans doute était-il écrit que deux décennies plus tard, il se produirait sur scène, à son tour, comme s’il fallait terminer le travail entrepris par son géniteur parti trop tôt (comme tant d’autres rock stars).

Avec un blues-rock limpide, Croce junior est à 45 ans l’un des meilleurs ambassadeurs de ces rythmes américains, représentant toute une génération devenue mythique. Cette fameuse âme des seventies qu’il perpétue partout, tant aux États-Unis que par le monde, entouré de musiciens au CV irréprochable. Son batteur Gary Mallaber est un requin de studio qui a joué entre autres pour Bruce Springsteen, Van Morrison, et surtout connu pour ses 27 années passées au sein de l’inoubliable Steve Miller Band. Son compère David Barard à la basse est une icône de la Nouvelle Orléans après trois décennies derrière Dr John, mais aussi Allen Toussaint, Etta James, BB King ou encore les Neville Brothers, excusez du peu ! Enfin à la guitare depuis quinze ans aux côtés d’A.J Croce, on retrouve Michaël Bizar, l’homme de Chicago découvert par Budy Guy avant de rejoindre L-A et jouer avec Phil Lesh du Greatful Dead. Un casting de rêve pour magnifier des mélodies nostalgiques, tantôt sensuelles, tantôt énergiques.

Majestic de Firminy – rhino jazz

mardi 4 octobre