Même si nous vivons une époque où le repli communautaire et identitaire semble gagner du terrain, le métissage permet notamment aux cultures de se rencontrer, de se mélanger donc d’évoluer… Natacha Atlas a grandi à Schaerbeek, une banlieue populaire de Bruxelles où vivaient ses parents, son père étant égyptien et sa mère anglaise. Après le divorce de ses parents, Natacha passe son adolescence en Grande-Bretagne avec sa mère. À la suite d’un voyage qui la mènera en Grèce puis en Turquie, Natacha Atlas débute une carrière de danseuse dans les nombreux cabarets orientaux de Bruxelles. Elle chantera notamment dans un groupe de salsa nommé Mandanga. Mais c’est bien à Londres qu’elle rencontrera à la fin des années 1980 une équipe d’artistes issus de la new wave et quelques aventuriers des musiques électroniques. Sa voie artistique est dès lors toute tracée.

Quelques années plus tard, Natacha Atlas rejoint le groupe Invaders of the Heart de Jah Wobble (ex-PIL), au sein duquel elle co-écrit des titres et chante en espagnol. Presque naturellement, Natacha devient la figure de proue de la bande londonienne qui se fait appeler Transglobal Underground, qui mélange house et influences extra-européennes. En 1995 sort son premier album publié sous le nom de Natacha Atlas intitulé « Diaspora ». Son second album, « Halim », est un hommage à la grande vedette de la chanson égyptienne Abdel Halim Hafez. Ces deux productions la propulseront au premier rang des talents novateurs d’alors, où figure déjà Björk. Depuis, la chanteuse explore toutes les possibilités de son style, à cheval entre l’électro et la chanson arabe de type Chââbi, séduisant autant les publics occidentaux qu’orientaux. Cette chanteuse cosmopolite incarne parfaitement les idéaux que le festival « La Rue des Artistes » promeut depuis de longues années déjà…

La Rue des Artistes – Saint-Chamond Jeudi 19 juin