A une époque non déterminée, au début du siècle dernier sans doute, la ville de Givors était ce que l’on appelait alors une « ville ouverte », non pas dans le sens actuel, qu’on emploi plutôt dans un contexte économique, mais parce qu’elle pouvait accueillir les détenus, qui à leur sortie de prison, étaient interdits de séjour dans leur propre commune. On disait également de Givors, qu’elle était la « ville des hommes forts »…, en référence à ses fameux jouteurs, et puis Givors est une place forte des Joutes en France,.. Les hommes forts, c’est ainsi que l’on nommait les jouteurs. Ce nom rend aussi hommage à toutes les femmes et tous les hommes qui ont lutté et qui luttent encore pour avancer dans la vie, améliorer leur quotidien et celui des autres tout en gardant cette part de générosité et de rêve. Le nom du festival Les Hommes Forts, créé en 2015 sur Givors par la compagnie Drôle d’Équipage qui gère également le Théâtre de Givors, questionne donc sur la place de l’Homme, avec un grand H,  dans notre société. Qu’est-ce qu’être un Homme Fort aujourd’hui ? Quelle place l’Homme tient-il ? Où en sommes nous des rapports Hommes-Femmes ? Des questions abordées, de manières contournées ou directes, à travers la programmation et l’organisation du Festival.

Pour cette édition 2016, le festival se déroulera sur deux jours et prendra place dans une grande variété d’espaces : dans la rue, un parc, une grande place, une cour plus intimiste, situés au centre-ville de Givors. De plus, cette année, le festival s’étend sur un quartier supplémentaire, classé récemment en Politique de la ville, le quartier des Plaines. Ainsi les spectateurs pourront assister gratuitement à 13 spectacles et une vingtaine de représentations impliquant un maximum les habitants. Les Hommes Forts se veut donc comme un festival pluridisciplinaire dans lequel on retrouve du théâtre, de la danse, de la musique, de l’acrobatie, des contes, du cirque, des marionnettes… Ce festival a  également pour objectif de montrer la diversité du spectacle vivant, de permettre une rencontre artistique auprès des publics qui peuvent être, a priori, éloignés de pratiques culturelles, tout en permettant la rencontre des habitants et de tisser du lien.

Givors – Vendredi 27 et samedi 28 mai