La scène Rock stéphanoise retrouve des couleurs : rencontre avec The Toad Elevating Moment, composé de Mikaël aux claviers, Freak à la batterie, Maxime à la basse et Jo au chant et à la guitare,  groupe qui vient de remporter le Prix Jeune Talent remis par la Caisse d’Épargne Loire Drôme Ardèche :

The Toad Elevating Moment existe depuis 2009, pouvez-vous nous en rappeler la génèse ?

Il y avait un projet naissant de groupe de rock autour d’une bande de potes. Et puis en parallèle, on s’est retrouvé à bosser des reprises des Doors pour une scène ouverte au Fil. C’était dans le cadre de la sortie du film « When we are strange ». On s’est éclaté dans un registre que l’on affectionne particulièrement et ça nous a donné envie de poursuivre l’aventure avec nos propres compositions.

Avez-vous suivi des études musicales ou l’apprentissage s’est-il fait sur le terrain ?

Nous sommes tous des autodidactes. Des amis nous ont montré comment faire les premières notes nous avons progressé à force de jouer.

Vous puisez vos influences dans le Rock des années 70. Qu’avait de particulier cette musique ?

C’est vrai que nous citons souvent le rock des années 60/70 comme influence. Nous nous retrouvons dans les sonorités le côté énergique mais aussi authentique du rock de cette époque. Pour autant, nous n’avons pas décidé avant de composer nos premiers morceaux de faire une musique typée 70’s. Le processus s’est fait de manière inconsciente. Nos influences sont beaucoup plus variées, au-delà du rock parfois. Mais bon, on ne va pas se cacher non plus, on apprécie les gros riffs de guitare et les solos d’orgue !

Si on évoque le parcours d’un certain Jim White (The White Stripe)…, qu’en pensez-vous ?

Nous écoutons beaucoup de musique et d’artistes différents, mais nous ne connaissions pas du tout Jim White… En s’intéressant un peu à la biographie de ce chanteur, il semblerait que cela n’ait rien d’étonnant puisqu’il n’a pas remporté le succès commercial qu’il mérite.

On sent que vous prenez beaucoup de plaisir à jouer sur scène. Vos prestations sont très énergiques… Une implication physique importante pour vous ?

Oui, physique mais surtout naturelle et c’est un réel besoin de donner cela au public pour qu’il puisse s’immerger au mieux. Et puis à partir du moment ou on branche les instruments, on n’a qu’une envie c’est de monter sur scène ! Du coup, on donne tout pour prendre un maximum de plaisir. C’est une bonne façon d’évacuer le trac !!

Difficile de passer à côté du son si caractéristique de « votre orgue »… Une coquetterie nostalgique ?

La recherche du son est quelque chose d’important pour tous les groupes. L’orgue a l’avantage de se marier parfaitement avec le son de guitare. Il a une sonorité intemporelle et chaleureuse qui participe à l’identité des Toad… Et qui apporte un peu de folie !!

De quoi parlent vos chansons, vous chantez en anglais ?

Nos chansons parlent beaucoup d’introspection et sont souvent très imagées sur ce sujet. Le fait de chanter en anglais vient du fait qu’on écoute principalement des groupes anglo-saxons et que l’on trouve l’anglais plus musical et plus adapté à notre musique.

Vous venez de remporter, parmi 15 finalistes, le Prix Jeune Talent remis par la Caisse d’Épargne Loire Drôme Ardèche. Ce prix est doté de 1 000 euros et de la parution d’un morceau sur une compilation éditée au niveau national comprenant une quarantaine de groupes choisis par les internautes. Comment avez-vous connu ce prix et ce concours ?

Les Doorsfall, qui sont de bons amis, l’ont remporté l’année passée et nous en ont fait des éloges. Alors quand le Fil nous a proposé de participer à ce concours, nous n’avons pas hésité une seconde !! Et ça nous a bien réussi. On en profite au passage pour remercier à nouveau tous ceux qui ont voté pour nous, la Caisse d’Epargne, mais aussi le Fil qui fait beaucoup pour donner de la visibilité aux groupes locaux.

Quelles vont êtres les retombées de ce prix ?

Nous avons un fonctionnement associatif avec The Toad Elevating Moment. Tout ce que nous entreprenons, comme beaucoup de groupes, est autoproduit. Grâce au prix que nous avons reçu de la Caisse d’Épargne, nous allons pouvoir faire presser un nouvel EP. Ce type de support est essentiel pour nous lorsque nous recherchons des dates de concert. Le chèque qui nous a été remis nous permet aussi d’avancer plus vite et de disposer de fonds supplémentaires pour d’autres projets qui vont participer à accroître notre visibilité. Cela a été enfin l’occasion de rencontrer la presse locale qui s’est intéressée à notre groupe. Ce coup de projecteur est vraiment intéressant pour nous, nous sommes ravis.

Vous avez pu jouer au Fil devant un public passionné… Que retirez-vous de cette soirée ?

Nous avons eu de bons retours de ce concert. Les personnes avec qui nous avons pu échanger après notre set se sont montrées enthousiastes. Des personnes qui ne nous avaient jamais vus ou entendus ont apprécié notre projet. Cela nous donne de l’énergie pour la suite de notre aventure ! Surtout, cela nous donne envie d’y retourner très vite devant, pourquoi pas, encore plus de monde !

Votre clip officiel « Back to me », disponible sur le net, est visuellement de très bonne facture. Parlez-nous de ce clip…

Cette chanson a une histoire singulière puisqu’elle a été composée en 30 minutes lors d’une répétition. Le clip a été décidé une semaine plus tard lorsqu’un ami décide de vider sa piscine pour la nettoyer. En rigolant il nous dit :  » ça serait marrant de tourner un clip dans la piscine vide ». Il n’a pas fallu le dire deux fois…. Après, nous avons la chance de pouvoir compter sur Jo qui est passionné de vidéo et qui en a fait son métier. Il a mis ses moyens et son énergie pour tout réaliser de A à Z.

Quels sont vos prochains projets ?

Nous allons sortir un nouvel EP. Il sera disponible au mois de septembre. Un nouveau clip accompagnera la sortie du disque. Nous lançons aussi une série de concerts à partir du mois de mai. Vous pourrez nous retrouver à Saint-Étienne et dans la région. N’hésitez pas à venir nous voir !!

Avec Dizzy Sticks, Milestone… et donc vous, la scène Rock stéphanoise retrouve une nouvelle jeunesse, non ?

Nous aimons bien cette idée de jeunesse… En plus, nous n’avons encore jamais partagé de scènes avec eux, donc affaire à suivre… Au-delà de notre projet, nous avons la chance d’avoir une scène rock très éclectique et talentueuse à Saint Étienne. Il y a énormément de groupes intéressants dans notre ville. Des personnes, entre autres, comme Alexandre Palmier et son émission « Rock and Radio » sur Radio Dio ou encore le Fil font beaucoup d’efforts pour donner de la visibilité aux différents artistes locaux. Et il y a beaucoup de possibilités pour aller voir tout ce beau monde en concert à Saint-Étienne : La Tannière, Le Pax, Le Fil, Le Thunderbird, etc. Du coup, vous savez ce qu’il vous reste à faire !

Alors, Saint-Galmier, une ville Rock ?

On peut dire en effet que c’est plutôt une ville qui pétille…

Enfin, une petite explication sur le nom du groupe… ?

Nous l’avons emprunté à l’univers des Monty Python. La troupe d’humoristes aurait dû s’appeler comme ça… Mais au moment où ils ont voulu changer de nom, les programmes télé étaient déjà imprimés. Ils ont également repris ce titre dans un leur sketch parodiant un journal télé.

Informations et renseignements :

http://www.the-toad-elevating-moment.fr

https://www.facebook.com/TheToadElevatingMoment/

https://www.youtube.com/user/thetoadelevating