Le talent se transmet parfois de génération en génération. Si la famille Bach, établie en Allemagne Centrale au début du XVIe, en constitue sans nul doute l’exemple le plus abouti, il est une autre dynastie, la Famille Puccini, qui a également marqué l’histoire de la musique. Giacomo en demeure le plus illustre représentant mais avant lui, ce sont quatre générations de musiciens qui ont alimenté de fort belle manière le répertoire italien de musique sacrée. D’ailleurs, Giacomo n’est âgé que de 5 ans lorsque son père, Michele, professeur de musique à Lucca en Toscane, décède. Le jeune Giacomo est alors envoyé auprès de son oncle maternel, Fortunato Magi, afin de poursuivre ses études musicales. Le talent de Giacomo sera reconnu internationalement dès son troisième opéra, « Manon Lescaut », bientôt suivi par « La Bohème », considéré comme l’un des plus beaux opéras romantiques de l’histoire.

Lorsqu’il compose « Tosca », G. Puccini est déjà un maestro respecté et reconnu. Pourtant, lors de la première de « Tosca », inspirée d’une pièce de Victorien Sardou, le public boude cette œuvre qui lorgne, trop peut-être, vers le Vérisme, entre ferveur nationaliste et drame amoureux… Il faudra attendre sa reprise, quelques mois plus tard, à la Scala de Milan, pour que le succès soit enfin au rendez-vous. Depuis « Tosca » figure parmi les œuvres du répertoire les plus jouées à travers le monde… Dans cette nouvelle production proposée par l’Opéra de Marseille, Louis Désiré met en scène les dernières heures d’existence de ces personnages poussés dans leurs plus extrêmes retranchements. Le propos est sombre, la scénographie suffocante, au point que le noir règne plus encore que le rouge du sang qui va couler…

Opéra de Saint-Etienne

Le 6, 8 et 10 novembre