N’en déplaise à tous ceux qui ne jurent que par la pureté de leurs terres et leurs arbres généalogiques, de tout temps, les idées (surtout), les hommes et les femmes se mélangent. La famille, très intellectuelle (ses parents sont musiciens, son oncle et son grand-père écrivains et poètes), d’Ibrahim Maalouf a fui le Liban pour des questions de survie, durant les guerres civiles successives où il ne fait jamais bon prôner la tolérance. Sa parfaite intégration dans le paysage musical parisien montre qu’on peut devenir Français sans pour autant renier ses racines… Dans un univers aux sensibilités multiples et magnifiques, les notes de la trompette d’Ibrahim Maalouf entrelacent les mélopées orientales, classiques, jazz, rock et croisent la musique tsigane : un cocktail inédit, savoureux et harmonieux. Avec plus d’une dizaine années expériences musicales à la croisée du hip hop, du jazz, de la musique arabe, de l’électro, et d’autres influences encore unies dans une atmosphère proche des structures de musiques de films, Ibrahim Maalouf se range aux côtés des expérimentateurs. Son approche touche un public très large et c’est bien l’union entre la tradition et la modernité qui lui donne l’inspiration pour entamer cette nouvelle aventure.
Non content d’être à ce jour l’un des plus grands trompettistes contemporains, Ibrahim Maalouf s’emploie, sans discontinuer, à tisser des liens entre la musique classique, dont sa formation est imprégnée, le Jazz et la musique arabe dont les rythmes coulent dans ses veines. Depuis Amadou & Mariam jusqu’à Sting, en passant par Mathieu Chedid et Vincent Delerm, cela fait 15 ans déjà que le trompettiste parcourt les scènes musicales, aux côtés d’artistes du monde entier séduits par son expressivité. Réunissant à ses côtés, des musiciens de blues, musiques arabes, jazz et musiques électroniques, Ibrahim cherche dorénavant à réinvestir à sa façon le territoire traditionnel, intouchable et millénaire auquel appartient l’invention de son père, la trompette à quart de ton. Et à l’occasion des 40 ans de la disparition de la grande Oum Kalthoum, le musicien a eu l’excellente idée de réinvestir les plus grands succès de la diva Egyptienne… Autant de promesses d’une soirée inoubliable.
Rhino Jazz Festival – Le Fil – Saint-Etienne
Jeudi 1er octobre à 21 h




