Piers Faccini est sans doute l’un des artistes les plus intéressants du moment. Rencontre avec un artiste aux multiples facettes dont le talent explose en France depuis plus d’une dizaine d’années. Rencontre :

Vous connaissez Vincent Segal depuis plus de 20 ans. Il aura fallu tout ce temps pour enregistrer un album ensemble ?

C’était tout simplement le bon moment, il faut savoir attendre le bon moment.

Vous écrivez des poèmes, vous jouez de la musique, vous chantez, vous réalisez des vidéos, vous êtes également plasticien… Votre créativité ou votre sensibilité artistique s’adapte-t-elle aux différents supports ?

J’espère qu’elle s’adapte oui ! L’important, c’est d’avoir de bonnes idées et j’essaye de conserver une certaine innocence presque comme un enfant.

Vous avez eu la chance de croiser le parcours de Ben Harper et de son producteur JP Plunier. Quelle expérience retirez-vous de cette rencontre ?

Ce sont des personnes formidables. Ils ont aidé énormément à développer ma carrière aux USA et je leur en serais toujours reconnaissant. Ben a aussi récemment contribué à la compil’ de mon label The Many are One.

Vous vous situez à la croisée de l’idée européenne, entre Angleterre, Italie et France. Que vous a apporté cette diversité culturelle ?

Je me vois comme un genre de Métisse. L’Italie du sud reste ma référence symboliquement. Un peu aux croisement et pont entre cultures et continents.

Vous vivez dans les Cévennes, un lieu assez retiré. Un choix évident pour vous ?

Oui, le silence de la nature est primordial dans tout ce que je fais.

Que retrouvez-vous dans le répertoire des chansons napolitaines ?

Tout ! J’y retrouve ses grandes mélodies, la poésie et le rythme !

Y a-t-il un lien entre ce répertoire napolitain et une certaine idée du folk ?

Complètement au moins dans mon idée de folk…

Dans quelle langue naissent les paroles de vos chansons ? Et pourquoi ?

La plupart du temps en anglais parfois aussi en italien mais plus rarement en français.

Une partie de votre scolarité s’est déroulée au fameux collège d’Eton, haut lieu de l’élite britannique. En sort-on complètement indemne ?

Non c’est impossible…, mais je ne suis pas le seul artiste de mon année, je pourrais citer Dominic West, Damien Lewis ou William Fiennes. Par contre j’ai été renvoyé de cette école. Mais je ne vous dirais pas pour quelle raison !!!

Comment s’est organisée la mise en scène de votre duo avec Vincent Segal ?

Cela s’est fait sans réflexion, le duo s’est mis en place tout seul !

Vous aviez enregistré 5 albums solos avant « Songs of time lost ». Comment cet album pensé à deux s’est imposé à vous ?

Il est le fruit et l’expression d’une grande amitié et d’un riche voyage.

Vous chantez dans plusieurs langues. Mais peu ou pas en français. Pourquoi ?

Parce que c’est, pour moi, très difficile et j’ai moins de liens musicaux avec le français comparé à l’italien ou le napolitain.

Vous êtes plutôt actif sur les réseaux sociaux, notamment sur Facebook. Comment percevez-vous l’émergence de ces nouveaux moyens de communication ?

Pour un artiste qui a son label, la communication est primordiale. Et les réseaux sociaux aident le fonctionnement de l’indépendance.

Vous sentez-vous bien dans votre époque ?

Oui.

À quel type de concert faudra-t-il s’attendre lors de votre prochaine venue à Saint-Étienne ?

Ce sera certainement quelque chose de naturel et de nourrissant si, bien sûr, tous les ingrédients sont en place !