En matière de désinformation et de maniEn matière de désinformation et de manipulation d’opinion, c’est sûr, El Caballero Blancos, alias Manuel Valls, s’y connaît ! Il y a quelques jours déjà, notre premier ministre croisait le fer avec Michel Onfray. Le philosophe, fondateur à Caen d’une universitaire populaire gratuite, démocratique et très efficace, avait eu l’audace d’affirmer « qu’il préférait une idée juste d‘Alain de Benoist à une idée fausse (un pléonasme ?) de Bernard Henry Lévy ». Une déclaration qui a le mérite d’être claire et précise, combien même faut-il rappeler que le fameux Alain de Benoist est considéré par certains comme le maître à penser du renouveau de l’extrême droite française. Ce que dit M. Onfray est simple, les idées justes, si tant est qu’elles le soient, n’appartiennent à aucun courant de pensée (droite ou gauche), il est stupide de croire que seuls les hommes se revendiquant de gauche, notamment ceux qui ont vomi sur la moindre véritable idée de gauche depuis le début des années 80, sont en capacité d’émettre la moindre analyse censée. Personnellement, je l’avoue, je ne connais pas les écrits d’Alain de Benoist. Mais dans cette fameuse déclaration, M. Onfray ne dit pas qu’Alain de Benoist produit systématiquement des analyses justes mais qu’il préfère en tout cas une analyse qu’il jugerait juste de sa part que n’importe quelle autre analyse fausse de pseudos intellectuels gravitant depuis des décennies autour du Parti Socialiste… ?
Mais dans sa fulgurance Michel Onfray a eu le tort, selon notre premier ministre, de s’attaquer à Bernard Henri Lévy, ami de longue date de la famille politique socialiste. J‘ai déjà eu l’occasion ici de m’étonner de l’incroyable et incompréhensive influence dont l’homme à la chemise blanche jouissait. Cette respectabilité ne repose pas sur son œuvre littéraire discréditée et moquée depuis longtemps. Peut-être trouve-t-elle son origine dans son immense fortune, héritée et construite sur le pillage des grandes forêts africaines, au détriment des populations locales bien sûr, ou sur réseau qui pourrait faire pâlir d’envie n’importe quel apprenti maçon… Pour défendre l’ami du petit-déjeuner, BHL, Manuel Valls osa alors déformer publiquement les propos de M. Onfray dans une pirouette hallucinante de mauvaise foi, d’ignorance et de dogmatisme, tout Manuel en fait… Ce qui fit dire à M. Onfray qu’au final, « Valls était un crétin ». À vrai dire, je ne suis pas loin de partager cette opinion. En s’énervant régulièrement devant les caméras, en investissant systématiquement le champ de la colère et de l’émotion, en titillant nos instincts primaires, en privilégiant l’affection à la réflexion, ce premier ministre trahit le poste dont il a hérité mais aussi un peuple de Gauche qui ne lui aura jamais aussi peu ressemblé.
La fiche wikipédia de Manuel Valls offre quelques clés pour mieux comprendre sa personnalité. Manuel Valls est issu de la grande bourgeoisie européenne, son grand-père paternel a fondé la banque Ponsi i Valls, alors que son grand-père maternel, originaire du Tessin Suisse, a fait fortune dans l’exploitation de mines d’or en Sierre Leone (encore un qui s’est enrichi sur le dos de ces bons vieux africains qui ne sont toujours pas rentrés dans l’Histoire comme dirait l’autre…). Sa carrière universitaire se résume à l’obtention d’une minimaliste Licence d’Histoire en 1986… Quiconque a fréquenté à l’époque les bancs des Facultés de Sciences Humaines mesurera la performance de l’élève Valls qui aura été plus assidu aux réunions du syndicat étudiant socialiste Unef ID, tout comme son collègue Cambadélis (patron du PS, à ce propos, voir son affaire d’usurpation de diplôme…), qu’aux cours magistraux. Depuis le début de sa carrière, Manuel Valls n’a jamais eu la moindre expérience extérieure à l’administration ou au parti socialiste français. C’est un homme, sans aucune pensée intellectuelle, versatile et/ou opportuniste, émotif et impulsif, issu de l’appareil du parti socialiste dont l’unique obsession est l’obtention du pouvoir ultime, coûte que coûte. En cela, je crois, il correspond donc bien à la définition qu’en a faite Michel Onfray…
Sa prestation télévisuelle à 20 h 03 juste après l’annonce officielle des résultats lors du premier tour des élections départementales confirme au mieux le dérèglement neuronal du sujet, au pire un machiavélisme de bas étage. Rappelons, qu’après une nouvelle débâcle électorale de son parti (la quatrième successive après les Municipales, les Européennes et les Sénatoriales !!!), el Caballero Blancos osa « se réjouir que l’abstention soit moins forte qu’annoncée », elle ne sera en effet que de 50 % !!!!, et que « grâce à son engagement dans la campagne, les formations républicaines ont tenu leur place, le FN n’étant pas la première force politique (le FN remporte plus de 25 % des voix et augmente de 430 000 le nombre de ses votes par rapport à la dernière élection des Européennes, le PS plafonnant loin derrière à 20 %). Je m’en félicite parce que je me suis personnellement engagé. Quand on mobilise les Français, ça marche. », dira-t-il en forme de conclusion ahurissante. Pour illustrer ce score « honorable » comme il dit, précisons que dans son ancienne circonscription, le canton de Corbeil, la gauche sera éliminée dès le premier tour, et que globalement 20 %, des candidats socialistes sont éliminés dans plus de 500 cantons et que le PS pourrait perdre entre 30 et 40 départements. Voilà ce qu’est pour notre premier ministre un score honorable. Il se dit même qu’en fin de soirée, el Caballero Blancos fuma, en privé, un bon cigare pour fêter l’événement… On croit rêver !!! Ou, plus simplement, Michel Onfray avait-il bien raison.




