C’est avec enthousiasme que le public du cinéma Gaumont Saint-Etienne a accueilli, mardi 28 janvier, l’équipe du film Mea Culpa. Ainsi, Fred Cavayé, le réalisateur, Gilles Lellouche et Vincent Lindon qu’on ne présente plus, nous ont fait l’honneur de venir présenter ce que les deux acteurs qualifient sans réserve comme l’un des plus grands, si ce n’est le plus grand polar réalisé en France. Et c’est vrai que ça décoiffe !
Fred Cavayé, dont c’est le 3ème film nous explique qu’il a écrit ce scénario sur mesure pour Lindon et Lellouche. « Je voulais… », dit-il « que ce soit eux ». Il est vrai que ses deux premiers films, « Pour elle » et « A bout portant » ont été interprétés, pour l’un par Lindon et pour l’autre, par Lellouche. Ce 3ème long-métrage étant certainement la synthèse du meilleur des deux films précédents. Gilles Lellouche nous raconte le plaisir évident de jouer avec Lindon, de retrouver Cavayé comme metteur en scène pour ce thriller remarquable. Vincent Lindon quant à lui explique qu’il a eu de la chance sur plusieurs plans. « J’ai eu de la chance car c’est un très grand film, j’ai eu de la chance car c’est celui que j’aurais aimé écrire, même si je n’ai pas encore réalisé mon propre film, j’ai eu de la chance que Fred fasse appel à moi, et pas à un autre, j’ai eu de la chance de jouer avec ce grand acteur qu’est Gilles, je révais également d’avoir mon duo, de pouvoir être dans un film d’action, de réaliser moi-même les cascades, d’être un flic bref j’ai réalisé un rêve d’enfant… »
Sur le fond, le scénario repose sur une trame plutôt conventionnelle. Comme dans tous les polars, tout commence en général bien. Mais comme pour rappeler aux hommes que le repos ne se trouve pas ici-bas, le temps se couvre très vite. C’est alors le combat d’un père pour sauver son fils qui commence. Des images saisissantes, des séquences dynamiques qui se succèdent à un train d’enfer, dans un climat d’extème tension que les acteurs servent à merveille, y compris, d’ailleurs, le jeune Max Baissette de Malglaive, qui joue le rôle du fils. Voilà donc un film qui risque de marquer durablement le cinéma français, dans le registre du polar.
Pour la petite histoire, Simon et Franck, Flics sur Toulon, fêtent la fin d’une mission. De retour chez eux, ils percutent une voiture. Bilan : deux victimes dont un enfant. Franck est indemne. Simon, qui était au volant et alcoolisé, sort grièvement blessé. Il va tout perdre. Sa vie de famille. Son job de flic. Six ans plus tard, divorcé de sa femme Alice, Simon est devenu convoyeur de fonds et peine à tenir son rôle de père auprès de son fils Théo qui a désormais 9 ans. Franck, toujours flic, veille à distance sur lui. Lors d’une corrida, le petit Théo va être malgré lui le témoin d’un règlement de compte mafieux. Très vite, il fera l’objet de menaces. Simon va tout faire pour protéger son fils et retrouver ses poursuivants. Le duo avec Franck va au même moment se recomposer. Mais ce sera aussi pour eux l’occasion de revenir sur les zones d’ombre de leur passé commun.




